Des vignes et des hommes / Le charrutage à cheval emballe – L’UNION – L’ARDENNAIS
Depuis trois ans, ils sont trois en Champagne à proposer du charrutage avec cheval aux viticulteurs.
Dernier installé dans la pratique, Barthélemy Emerson d'Avenay-Val-d'Or a séduit le champagne Gaston Chiquet de Dizy, lequel cultive une image qualitative.
Antoine Chiquet, propriétaire-récoltant à Dizy depuis vingt-cinq ans, a repris avec son frère l'exploitation de ses parents et grands-parents, soit 23 hectares répartis sur les terroirs d'Hautvillers, Dizy et Aÿ,
À Mareuil-sur-Aÿ et dans la vallée de l'Ardre, Nicolas Chiquet se charge de la gestion et de la vente tandis que la partie vignoble est dévolue à Antoine. Lorsque les deux frères ont entendu parler de charrutage avec cheval, ils ont été séduits. Cette technique est utilisée de la mi-février à la mi-octobre, pendant la période de la pousse végétative.
Adoptée à l'après-guerre, dans les années 50, mais très dangereuse sur certaines déclivités, elle a été abandonnée au profit des tracteurs enjambeurs.
« Le charrutage va devenir de plus en plus fréquent dans le vignoble, car avec le Grenelle de l'environnement, on essaie de supprimer les herbicides », prédit Antoine Chiquet. Tout en concédant qu'on ne peut pas cultiver les 34 000 hectares de vignes de la Champagne par traction des chevaux. Lui a choisi d'en faire sur 2 hectares de ses vignes d'Hautvillers.
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