Les vignes du clos Saint-Vaast doivent beaucoup à Bacchus... et à Éric Brévart – LA VOIX DU NORD
Éric Brévart voue sa vie aux raisins depuis trente ans, de la vigne de Virgine à celle d'Arras.
Son parcours est atypique. L'aventure est le fruit d'une passion pour le raisin dont on fait le vin. On retrouvera Éric Brévart dans la vigne de Cité Nature ce dimanche...
Arrageois de naissance, Éric Brévart a quitté la boulangerie paternelle, installée au lieu et place de l'ancienne maison où naquit Vidocq. Lui, c'est aux États-Unis qu'il s'évada, en 1980, alors qu'il avait 27 ans. Petits boulots, une année passée à faire de l'humanitaire au Nicaragua. Le voilà, en 1985, qui réalise qu'il sait tout faire à peu près sans savoir faire vraiment.
En Virginie, il découvre une propriété viticole. « On cherchait des professionnels. Je ne l'étais pas. Mais la passion m'animait et j'étais français. J'ai commencé par laver des cuves et on m'a donné des responsabilités ». En 1987, on le retrouve chez le dix-septième producteur américain, le Californien Fetzer Vineyard (1,8 million de caisses de six bouteilles, par an !). « On était huit cents pour faire les vendanges, des Américains, mais surtout des Mexicains. » En 1992, il dirigeait une cave en Virginie, le Piemont Vineyard (chais et vignoble). « Cinq hectares très qualitatifs ». Trente mille bouteilles par an. Et d'excellentes critiques dont celle de Robert Parker, une sommité dans le monde du vin.
Les vignes du clos Saint-Vaast doivent beaucoup à Bacchus... et à Éric Brévart – LA VOIX DU NORD


