Maumusson-Laguian. Alain Brumont en appelle à la raison – La Dépêche
En pleine période de vendanges, Alain Brumont jette un… pavé dans la mare en déplorant haut et fort que, en produisant trop de vin de table, la viticulture régionale « se fragilise et s'appauvrit ».
Alain Brumont invite à compter avec lui : « 23, 24, 25… ». Vingt-cinq grappes sur ce pied de vigne en Madiran. Ailleurs, en zone côte de Gascogne, même constat. L'icône de notre viticulture, qui continue à truster les meilleures notes dans les grands concours internationaux et dans les revues bacchiques ayant force de Bible, se dit très inquiet pour la viticulture du Sud-Ouest (« et ses 43 appellations) qui couvre 55 000 ha et fait vivre plus de 8 000 familles » en général, et pour celle du Gers en particulier. « Si elle persiste dans cette dérive, elle fait un bond de 30 ans en arrière par le fait du tiers des vignerons qui auraient tendance à préférer le vin de table. » En cause, des vendanges trop « généreuses » et la production qui tourne à la surproduction. « Du 150 à 200 hecto/hectares, attention danger », alerte le boss de Montus-Bouscassé. Il explique que les vins AOC comme les IGP (indication d'origine protégée) avaient seuls le droit de faire figurer le nom du cépage (sauvignon, gras manseng, colombard…) sur la bouteille jusqu'à la nouvelle réglementation autorisant le VDT (vin de table) à faire de même. Du coup, selon Brumont, le VDT (« au prix plancher ») rentre en concurrence frontale avec l'IGP (« plus rémunératrice ») aux dépens de cette dernière
Maumusson-Laguian. Alain Brumont en appelle à la raison – La Dépêche


